Nous avons déjà vu précédemment comment les représentations de lapin ou de lièvre symbolisaient la sexualité et la luxure. En revanche, dans le tableau suivant la symbolique est tout autre. Que vient faire ce petit lapin blanc sur la robe de la Vierge alors que Sainte Catherine lui tend son enfant ?
Titien. Vierge à l'enfant avec sainte Catherine et un lapin. 1530
Huile sur toile, 74 x 84 cm. Musée du Louvre, Paris
"Le lapin considéré dans l’antiquité comme pouvant se reproduire sans rapport sexuel rappelle la virginité de la Vierge et la conception du Christ sans péché, sa couleur blanche indiquant sa pureté".
Entrée libre dans la limite des places disponibles.
- 1er octobre 15h-16h30 : Architecture et industrie un mariage de raison.
Avec les révolutions industrielles du XIXe siècle de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques ouvrent la voie à une architecture moderne. Les constructions de la fin du XIXe siècle et du XXe siècle, marquée successivement par l’Art nouveau, le Bauhaus, le Style international vont profiter des apports de l’industrie de manière spectaculaire.
Bravo aux valeureux participants qui ont cherché tout l'été ces animaux sculptés, peints, cachés ... et ont renvoyé des bulletins très complets ! Concernant la question subsidiaire : il reste 20 lions sculptés provenant d'églises romanes de Lorraine. Pour les autres questions, le temps de rédiger les réponses et elles seront sous peu en ligne. En attendant, voici les attendues récompenses ! :.)
Deuxième Prix : Monique et ses petits enfants - le Vieux Nancy de Marot + un livret sur Nancy + une affiche art Nouveau
Troisième Prix : Anne-Marie - La Lorraine à 360° + une affiche art nouveau Quatrième prix: Bernard et son fils un livret sur Nancy + un magazine sur l'Exposition La Lumière au siècle des Lumières.
En espérant que vous avez apprécié vos balades dans Nancy à la recherche de ces animaux, et que ces cadeaux vont inciteront à découvrir encore davantage votre ville.
Voici une cocasse histoire du XVIIIe siècle que m'a été envoyée par un fidèle lecteur, merci à lui !
"Nous [les pages du service] attendions tous le
coucher du roi... le roi avait chat matou angora blanc, d'une grosseur
prodigieuse, trrès doux et très familier: il couchait dans le Cabinet du Conseil
sur un coussin de damas cramoisi... Le roi rentrait toujours à minuit et demi
des petits appartements. Il n'était pas minuit, et Champcenetz nous dit: "vous
ne savez pas que puis faire danser un chat pendant quelques minutes? " Nous
rions, nous parions. Champcenetz tire alors un flacon de sa poche, caresse le
chat et fait couler abondamment dans ses quatre pattes de l'eau de mille fleurs.
Le chat se rendort, et nous contions avoir gagné. Tout à coup, sentant l'effet
de l'esprit de vin, il saute à terre en faisant des pétarades, court sur la
table du roi, jurant, cabriolant, faisant des jetés-battus. Nous tous de rire
aux éclats, lorsque le roi arrivecomme une bombe; chacun reprend sa place, le
ton de décence, et le maintien grave. Le roi nous demande ce qui nous tenait en
gaieté: " Rien , Sire, c'est un fait que nous racontions", A l'instant, le
maudit chat reprend sa danse, et court comme un enragé."
Extrait des Mémoires du Comte Dufort de
Cheverny, t.1, page 147
STEEN, Jan, Les effets de l'intempérance (détail)
1663-65. H/B, 76 x 106 cm
National Gallery, London Source : WGA
Le Moyen-Âge porte un vif intérêt au règne animal. Anecdotes, symboles, personnifications, qui sont ces animaux ? Tour à tour mythique, sauvage, d’agrément ou de compagnie, outil de travail ou d’élevage, la figure de l’animal au Moyen-Âge est multiple. Organisée en partenariat avec l’association de la Tour Jean Sans Peur à Paris, l’exposition L’animal au Moyen-Âge est l’occasion de s’intéresser à un personnage emblématique d’une époque où les sciences naturelles et notamment la zoologie sont encore timides.
MJC Pichon. Nancy.(Programme disponible auprès de la MJC à la fin du mois d'août).
Histoire de l’art – 1800 - 1950
Les XIX et XX siècles ont vu un enchaînement très rapide de mouvements
artistiques variés et conditionnés par les évolutions parallèles de la société.
Nous étudierons de manière chronologique les mouvements artistiques essentiellement
européens, depuis la première moitié du XIXe siècle pendant laquelle se
succèdent le néoclassicisme, le romantisme puis le réalisme, jusqu’à 1950 ; les
principaux mouvements tendent alors à faire de l’œuvre un objet autonome qui
s’éloigne au fur et à mesure du réalisme.
Mouvements étudiés et exemple(s) d'artistes :
Le Néoclassicisme (David)- Le Romantisme (Gros, Géricault, Friedrich)- Le
Réalisme (Courbet)- Le Pré- impressionnisme (Manet-Degas)–
L’Impressionnisme (Monet, Sisley, Pissaro, Renoir) - Gauguin, Van Gogh et
Seurat – Le Symbolisme (Redon, Moreau)– Les Nabis (Bonnard, Denis)– L’Expressionnisme
allemand (Nolde, Kirchner)- Cézanne – Le Fauvisme (Derain, Matisse)– Le
Cubisme (Picasso, Braque)– le Futurisme (Balla, Boccioni)– Dada (Schwitters, Grosz)
- L’Abstraction (Kandinsky) – De Chirico-Savinio - Le Surréalisme (Ernst)- L’Ecole de New York
(Pollock, Rothko)– Le Pop’ Art (Lichtenstein, Warhol)
Mardi. 18h-19h30. 30 séances.
Présentation du cours et inscription : mardi 14 septembre à 18h.
N'hésitez pas à partager vos découvertes d'animaux sculptés, peints, dessinés dans les rues, musées, affihces, autres lieux insolites : il seront les bienvenus sur ce blog.
Voici le premier d'une longue série :.) :
Un chat sur le toit
Immeuble Art Nouveau. 22 Rue de la Commanderie. Architecte : George Biet et Eugène Vallin. Année de consctruction : 1901-03
La voix du coq, explosion matinale sur le monde encore enténébré, premier cri de guerre à l'inertie fit prendre cet oiseau pour l'emblème naturel de la vigilance*.
Aussi, dans la mythologie gréco-romaine, c'est en coq que Alectryon fut transformé après avoir manqué d'attention pendant une garde dont il avait été chargé par Arès et Aphrodite.
Manuscrit anglais du XIIIe s. Bodleian Library, MS. Bodley 764, Folio 85v
* extrait du Dictionnaire Le bestiaire du Christ. Louis Charbonneau-Lassay. Première
édition 1941. Chapitre 90 : Le coq, page 629.
Némésis est la déesse de la vengeance mais également celle qui rythme le destin. C'est à ce titre que le griffon la symbolise dansdifférents objets. Il figure à la fois la déesse Petbe (égyptienne) et la déesse Némésis (son équivalent dans la mythologie gréco-romaine). Le griffon est donc ici une divinité solaire qui incarne la puissance qui venge l'injustice sur terre.
Lampe à huile en forme de griffon appuyé sur le roue du destin. Figurine égyptienne d'époque romaine. h : 13 cm. Louvre Paris.
Le griffon est un animal fantastique, composé d'un corps et des pattes du lion, avec des ailes et une tête d'aigle. C'est un animal qui allie la puissance de l'aigle et du lion. Il est fréquemment associé à Apollon, attelé à son char.
Apollon et un griffon, coupe à figures rouges vers 350 av. J.-C.
Vienne, Kunsthistorisches Museum
En tant que gardien du trésor d'Apollon, convoité par le peuple des Arimaspes, les griffons sont constamment en guerre contre ce peuple qui, disait-on, vivait en Asie centrale. De nombreuses vases grecs font apparaître des scènes de grypomachie (combat contre des griffons), avec des arimaspes vêtus de longues tuniques et collants évoquant leur caractère oriental.
Cratère. Grypomachie (arimaspes et griffons) vers 370 av. J.-C. Louvre. Paris
Le symbole de la paix : deux serpents autour d'un bâton
"Un jour le jeune Mercure parcourait les pentes du mont Cythéron, il rencontra deux serpents qui se combattait âprement ; le dieu, tout aussitôt, jeta entre eux, pour les séparé une verge d’olivier qu’il avait reçu d’Apollon, alors les serpents s’entortillèrent à l’entour et, cessant de se battre, s’immobilisèrent l’un en face de l’autre."
Jean-Antoine Marie Idrac. Mercure et les deux serpents. 1879. Musée d'Orsay. Paris.
Le caducée est donc le symbole de Mercure et non celui d'Esculape, le Dieu de la médecine.
Esculape rencontra aussi des serpents : un jour où il se promenait, s'appuyant sur la massue, un serpent s'enroula autour de celle-ci. Esculape l'assoma mais l'animal fut ranimé par une herbe que lui apporta un autre serpent. Ainsi Esculape eut-il l'idée d'utiliser ces herbes pour le soins des malades.
Esculape et le serpent enroulé autour de sa massue. Marbre. Musée du théâtre d'Epidaure.
Source : Le bestiaire du Christ. Louis Charbonneau-Lassay. Première
édition 1941. Chapitre 111 : Les sereptns du caducée. pp. 798-802
Venise est peuplée de lions que l'on rencontre à chaque coin de ruelles, sculptés aux entrées des palais, sur les balustrades, trônant au sommet de la colonne de la place Saint-Marc, et dans de nombreux tableaux.
En voici quelques exemples :
Le lion de saint Marc. Palais des Doges. Escalier des Géants. Venise (C) Cornebleue
Lion de la Ca' d'Oro avec vue dur le grand canal. Venise. (C) Cornebleue
Lion de l'entrée de terre de l'Arsenal de Venise. (c) Cornebleue
Lion urlant II de Mirko. Bronze. 1956. Fondation Guggenheim. Venise.
The Lion of St Mark, de Carpaccio.1516. Tempera sur toile. Palazzo Ducale, Venise
Le dragon, roi des serpents, en tant que symbole du Mal est souvent représenté maîtrisé par un saint, dans une fâcheuse situation... Les tableaux à sujets religieux occidentaux présentent en effet une grande quantité de dragons, aux allures variées pourvu qu'ils soient l'image du Mal (griffu, ailé, à écailles, avec des crocs, crachant du feu, avec une carapace...), mais souvent l'animal monstrueux est transpercé, décapité, promené en laisse... Plus le dragon apparaît monstrueux, plus le saint apparaît glorieux. A vaincre sans péril...
En voici quelques exemples (sources iconographiques : WGA):
St George et le Dragon (transpercé) (détail), 1458-60, Huile sur toile, 52 x 90 cm, Musée Jacquemart-André, Paris
DÜRER, Albrecht, retable Paumgartner, c. 1503, détail volet gauche, Saint Georges et le dragon (occi !)
Huile sur bois, 151 x 61 cm, Alte Pinakothek, Munich
CRANACH, Lucas the Elder, Saint George et le dragon (piétiné et tirant la langue) (volet droit d'un polyptique), vers 1514
Huile sur bois, 85 x 31 cm
Fundación Colección Thyssen-Bornemisza, Pedralbes
Maître hongrois inconnu, Sainte Marguerite (et le dragon qui l'a dévoré et du ventre duquel elle est sortie en découpant son ventre grâce à son crucifix), détail du mariage de Sainte Catherine, vers 1500
Tempera sur bois, 101,5 x 73 cm
Galerie Nationale, Budapest
Étonnante rencontre entre différentes traditions et cultures :
tout d'abord celle de la terre et du riz :
Des rizières sont plantées de quatre variétés différentes de riz aux couleurs verte, jaune, blanche et noire. Soit une palette de quatre couleurs pour reproduire des œuvres d'art !
ensuite, la tradition de la peinture extrême-orientale : Les fameux guerriers à cheval, les vagues et les montagnes ont servi de modèles pour savoir où planter tel ou tel riz.
puis la culture contemporaine : L'ampleur de la tâche, reproduire un tableau dans un champ de riz a été rendu possible par les techniques actuelles. Ces œuvres en anamorphose ont pu être réalisées grâce à l'utilisation de l'ordinateur pour organiser la plantation. Le résultat très étonnant donne naissance à des tableaux dans les rizières, qui ne peuvent être perçus que d'un point élevé de la ville.
Cela se passe au Japon, à Inakadate.
Les champs se sont transformés en véritable œuvres d'art depuis 1992.
Sur ce coffre d'ivoire conservé au British museum, apparaissent diverses scènes célébrant l'amour courtois.
L'une d'entre elles fait apparaitre une licorne.
A gauche, Tristan et Iseult, au pied d'un arbre sont épiés par le mari de cette dernière, et voient son reflet dans une fontaine. Vite, ils changent de conversation afin que leurs sentiments ne soient pas démasqués.
A droite, la licorne prise au piège par la pure vierge. Petit rappel pour Iseult au cas où elle s'abandonnerait à d'autres bras : la licorne tue les jeunes femmes qui ne sont plus vierges de cœur, de corps et d'esprit.
Malgré l'élégance que les artistes lui accordent dans leur représentation, les légendes concernant la licorne en font un animal féroce et redouté. Depuis l'antiquité, une légende affirme que cet animal ne peut être attiré que par une jeune femme pure et vierge, mais avec cette précision non négligeable : pure et vierge d'esprit, de cœur et de corps. Une fois trouvée la perle rare, on la porte dans le bois et la laisse en appât pour la féroce bête unicorne. L'animal ne peut y résister et vient poser sa tête contre son sein. Le chasseur en profite alors pour l'occire en la transperçant d'une lance. Évidemment si la jeune femme n'est pas pure, la licorne s'approche mais n'a garde de se coucher en son giron et tue la fille corrompue et non pucelle.
Voici un sujet particulièrement intéressant pour la représentation des animaux, et pour l'importance qu'on leur accorde en fonction de la période et du lieu de création de l'œuvre.
Dans la Genèse, il est fait mention de "tout ce qui est vie", grosses bêtes, oiseaux ou animal rampant : un mâle et une femelle de chaque espèce devait prendre place dans l'arche auprès de Noé. Nous devrions donc trouver dans l'arche tous les animaux existants, mais cette représentation n'est pas concevable pour l'artiste qui est obligé de faire un tri ... Quels sont alors les animaux élus pour être représentés par le peintre, le sculpteur... ? Quelle est la proportion des animaux fantastiques, des animaux familiers ? A vous de voir !
Beatus de Facundus (XIe siècle).
L'éléphant et l'âne (au singulier !) du premier niveau côtoient, le martichore, le griffon et le dragon du second et les quadrupèdes et volatiles des deux derniers.
Mosaïque de la basilique Saint-Marc, Venise, XIIIe siècle
Tous les animaux sont en couple, mais où sont passés les animaux fantastiques ? Place aux lapins, chèvres, cerfs, serpents et tout de même un touche d'exotisme avec les fauves !
Giovanni Benedette Castiglione, 1650, H/T, 145x195 cm. Dresde
Encore plus proche de nous ! cette fois Noé gère une vraie basse cour : poules, dindons, canards puis chèvres, chiens et un peu de nature sauvage avec Pépé le putois au premier plan.
Le centaure dans l'Antiquité est l'image de la bestialié à l'exception de Chiron (et de Pholos). Chiron était le fils de Chronos et de Philyria, une océanide que Chronos transforma en jument.
Ami et conseiller d'Apollon, d'Hérakles, d'Asclépios, de Jason, il fut surtout le précepteur et maître apprécié d'Achille. Voici en quelques images l'éducation que reçut Achille.
Achille confié à Chiron. Donato Creti (1671
Bologne, 1749 Bologne)
Pourquoi le premier des cavaliers de l'Apocalypse se retourne-t-il pour tirer à l'arc ?
Dans les représentations des cavaliers de l'Apocalypse des Beatus, le premier des cavaliers est fréquemment représenté retourné vers l'arrière pour tiré à l'arc. Pourquoi ?
De même, à quoi correspond cette curieuse couronne, formé de deux boules superposées, qui est placé sur le tête de de ce premier par un ange ?
Beatus de Valladolid-Valcavado ms433-f93r.
D'intéressantes réponses sont proposées dans l'article Pierre et André Sauzeau *. Les auteurs évoquent en effet la technique de combat des cavaliers scythes et parthes.
source : Wikipédia
Le tir parthe consistait à dépasser son ennemi puis lui décocher une flèche, par surprise, en se retournant. (voir sur wikipédia, article en anglais) Ainsi la réminiscence de traditions antiques proche-orientale explique-t-elle la présence de ce cavalier retourné. En outre, la couronne à double boules, s'apparente à l'insigne royal des Parthes et des Sassanides.
Quant au chemin emprunté par ces influences pour aller du Proche-Orient à l'Espagne, les auteurs restent sur des hypothèses : reprises de modèles antiques, conquérants arabes, influence de Byzance...
* Les chevaux colorés de l'Apocalypse. Commentaires, iconographie et légende de l'Antiquité au Moyen Âge. André Sauzeau, Pierre Sauzeau. in Revues de l'histoire des religions. CCXII-4/1995. pp 379-396. Article en ligne sur Persée.
Dans les visions apocalyptiques de saint Jean apparaissent les cavaliers de l'Apocalypse. A la rupture, par l'agneau divin, des quatre premiers des sept sceaux du Livre, apparaît un cheval et son cavalier.
"A la rupture du premier sceau apparut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc ; on lui donna une couronne et il partit en vainqueur pour vaincre.
A la rupture du second sceau paru un cheval roux monté par un homme armé d'une épée et qui reçut pouvoir de propager la guerre sur la terre.
Le troisième sceau fit avancer un cheval noir dont le cavalier qui portait une balance.
La quatrième sceau fit apparaître un cheval pâle que la mort chevauchait et l'Enfer le suivait".
Voici un exemple de représentation des quatre cavaliers.
Memling. Détail du retable du Mariage de Sainte Catherine 1474-79 Huile sur bois. Memlingmuseum, Sint-Janshospitaal, Bruges
Étrange coïncidence ou interprétation des traductions
On trouve dans le livre des Juges (XV, 14-20), l'histoire de Samson, juge d'Israël, qui se défendit contre une armée de philistins (mille dit-on). Il les tua ou les mit en fuite grâce à une arme qui trainait sur le sol de Léchi où se déroula la bataille. Cette arme était une mâchoire d'âne... et il se trouve justement que Léchi en hébreux signifie .. mâchoire.
Guido Reni. Le triomphe de Samson. 1611-12
Huile sur toile. Pinacoteca Nazionale, Bologna
Une source jaillit de la mâchoire. En effet après la bataille, Samson assoiffé demandé de l'aide à Dieu qui fit jaillir de l'eau d'une cavité (maktesh en hébreux) de Léchi, qui fut interprété comme une alvéole dentaire de la mâchoire dans la vulgate...
Source : Le bestiaire du Christ. Louis Charbonneau-Lassay. Première
édition 1941. Chapitre 28 : VII. La mâchoire d'âne dont Samson se fit une arme.
Un grand merci à l'auteur du blog de L'âne d'or qui nous fait le plaisir de partager avec nous ce poème qu'elle a écrit il y a quelques mois pour son blog. Je vous laisse apprécier !
L’âne tombé au fond d’un puits
Un âne en
trébuchant tomba au fond d’un puits.
L’animal appelait au secours à grands cris.
« Diable, se dit l’ânier en se grattant la tête.
Comment de ce faux pas faire sortir ma bête ? »
Ayant pesé le pour et le contre et le mieux,
Il se dit que son âne était déjà bien vieux,
Et le sauver n’était d’utilité aucune ;
Quant au puits, il était tari depuis des lunes.
Il pouvait de son âne en faire le tombeau
En comblant ce grand trou qui ne donnait plus d’eau.
A ses voisins il va demander assistance
Et les voilà du trou à combler la béance.
Au début de se voir ensevelir vivant,
L’âne horrifié se mit à pousser des hi-han
Plaintifs et déchirants à vous tirer des larmes.
Mais bientôt on cessa d’entendre ses alarmes.
L’animal paraissait avec sérénité
Affronter ce cruel destin immérité.
L’ânier que torturer nullement ne dérange,
S’avisa et s’émut de ce silence étrange.
« Mes chers amis, dit-il, l’animal est-il mort ?
Ou bien s’est-il déjà résigné à son sort ? »
Les voici intrigués penchés sur la margelle :
Ils constatent que l’âne à chaque coup de pelle
Avait en s’ébrouant la terre rejeté ;
Le fonds du puits s’était peu à peu élevé,
Dont l’animal avait entrepris l’escalade.
« Mes amis, dit l’ânier, si son corps est malade,
Martin a conservé sa jeunesse d’esprit.
Voyez comme il sait bien faire aller sa cervelle,
Profitant du fardeau qui sur lui s’amoncelle.
En nous jouant ici ce tour à sa façon,
Cet astucieux nous donne une grande leçon
D’opiniâtre courage mêlé d’intelligence,
Qualités qu’il montra toute son existence.
Nous lui fûmes cruels, bêtes que nous étions,
Et c’est lui à la fin qui nous dame le pion.
Pour que tant de vertus aient leur juste salaire,
Il nous faut de ce trou achever de l’extraire. »
Tous en tombent d’accord. Ils crachent dans leurs mains,
Reprennent leurs outils et s’activent si bien
Qu’ils tirent de son trou sans autre catastrophe,
Poudreux mais rescapé, notre âne philosophe,
Qui va incontinent brouter l’herbe du pré
Sans crainte désormais, le puits étant bouché.
L’homme se croit un ange et il n’est qu’une bête,
Cruelle bien souvent. Il veut être à la tête
Des êtres animés, mais le roseau pensant
N’est point celui qu’il croit et je lui vois souvent
Coiffer un bonnet d’âne, dont les grandes oreilles
A quoi pouvaient ressembler les jardins de la Rome antique, ceux des palais Renaissance en Italie, voire ceux de Versailles avec leurs buis taillés ? Depuis l'Antiquité, les jardiniers et paysagistes ont joué avec ces arbustes en leur donnant des formes variées et pleine de fantaisies.
Petit détour par les jardins (actuels !) du château de Comartin (71) peuplés d'animaux de buis...
un lapin ? (c)MFA
un volatile ! (c)MFA
Petite remarque pour remmettre de l'ordre dans la chronologie de l'histoire des jardins : les jardins "à la française" du XVIIe s. sont inspirés des jardins "à l'italienne" qui furent aménagés dans les grands palais de la Renaissance.
Plus d'informations sur l'art topiaire (article sur l'Internaute)