Rhinocéros et licorne
Les dénominations de la licorne ont évolué au fil du temps entrainant des confusions quant à l'animal concerné. Du monocéros grec, à unicorne sa traduction latine, en passant par le rhinocéros, les naturalistes antiques et auteurs des bestiaires médiévaux ont eu tendance à désigner la licorne sous ces différentes dénominations au détriment du véritable rhinodéros dont la popularité était bien moins importante.
En effet, dans l'emblématique chrétienne le rhinocéros a hérité de toutes les caractéristiques opposées à celles attribuées à la licorne.
C'est lui que semble décrire sous le nom de Béhémoth, le monstre malfaisant, frère du Léviathan, qui vit d'herbes comme le bœuf, qui porte devant lui son glaive et vit caché " dans les lotus des marécages et sous les saules des torrents.
A l'encontre de la licorne qui recherchait les parfums et les choses pures disait-on, le rhinocéros se vautre dans la tourbe fétide et la vase pourrie des marais : il signifie souillure là où elle signifie pureté. Sa corne fut interprété comme l'un des démons de l'Orgueil.
(Source : Charbonneau-Lassay. Le Bestiaire du Christ. Le rhinocéros antithèse de la Licorne. Page 347)

Du rhinocéros à la licorne : question de dénomination. Bernard Ribémont. Professeur CEM Orléans - TAM Paris VIII. 17 pages. Voir l'article (format PDF).

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Le valeureux cheval d'Alexandre le Grand








René Grousset, "Le Boeuf et l'âne à la nativité du Christ", Mélanges d'archéologie et d'histoire, Année 1884, Volume 4, Numéro 4, pp. 334-344. 


Religieux espagnol (vers 565 - 636), Isidore de Séville a écrit une vingtaine de livres regroupés sous le titre Etymologies, dans lesquels il explique l'origine des mots employés mais son analyse est davantage fondé sur des ressemblances phonétiques qu'une vraie étude étymologique. Le livre XII est entièrement consacré aux animaux.
Isidorus Hispalensis. Etymologiae XII. Jacques André. Ed Les Belles Lettres. Auteurs Latins du Moyen Age. 1986. ISBN 10 : 2-251-33612-5. ISBN 13 : 978-2-251-33612-1 (livre épuisé, à consulter en bibliothèque).
Sable / Zibeline 




Source (pour le texte) : Le bestiaire du Christ. Louis Charbonneau-Lassay. Première
édition 1941. Chapitre 96 Le poisson. IX Les poissons infernaux : Léviathan, Le diable de Mer. p 701 - 703
Les mœurs de l'éléphant décrites par Marco Polo




Mais où vivent donc les 



Au milieu du XIXe siècle, Charles Ernest Clerget réalisa une estampe imitant des motifs de grottesques antiques. Mais, il y introduisit deux éléments perturbateurs qui transforment le motif décoratif en une planche narrative : deux insectes viennent en effet casser la symétrie et l'harmonie de la composition et animer les protagonistes de manières différentes et symboliques. 
Si vous donnez votre langue au chat, voici la réponse dans l'article "La grottesque et la mouche" de Marie-Hélène Calivignac. Revue de l'art, 1992, Volume 95, N°1.
ou comment un animal craint devint un animal en peluche!




La mouche dans les arts picturaux. Jean-Marie Doby. In Annales de la société d'entomologie Française, 1999. N°35. Supplément. pp. 560-565


Combien de fois avez-vous admiré les 
Le phoque selon Aristote