15 décembre 2009

Le phénix égyptien

Droite_violetBenou_d_tail1
Le terme employé « bénou » (ou bennou) par les égyptiens pour nommer l'oiseau que les grecs appelèrent phénix, signifiait brillant.
L’oiseau était donc associé à la splendeur. Il prend la forme souvent d’un échassier avec une aigrette dasn l'art funéraire comme dans les hiéroglyphes. 

Il était associé aux cultes d’Osiris (Dieu des Morts et de la Résurrection) et de Râ (Dieu du soleil). Osiris lui aurait confié le secret des choses de l'éternité, aussi son image apparaît dans les Livres des Morts.

Une légende lui est propre : elle raconte que c’est un oiseau, qui à l’âge de 500 ans, au printemps, part pour la ville d'Héliopolis (la ville du Soliel). Le prêtre d’Heliopolis divinement averti de l’arrivée de l’oiseau, prépare un autel, devant le temple du soleil, avec de précieux aromates d’Arabie que le soleil embrasait. Le phénix vient dans la ville, voit l’autel, y allume un feu et est brûlé par celui-ci. Le lendemain, on retrouve un petit ver (sentant bon !), au milieu des cendres. Le second jour, le ver s’est transformé en un oiseau, et le troisième jour il a pris la forme même du phénix, qui retourne ensuite à sa place d’origine.

Dans l'ère chrétienne, cet animal capable de renaître de lui même a été associé au Christ et à sa Résurrection.

Les bestiaires médiévaux le représente fréquemment sur son bûcher : il ne ressemble plus à une grue mais plutôt à un aigle. En effet, Hérodote, puis Pline l'Ancien, rapproche son corps de celui de l'aigle.

Lunettes_2Des images du phénix sur le site Medieval Bestiary.

Source : Le bestiaire du Christ. Louis Charbonneau-Lassay. Première édition 1941. Chapitre 55 : Le phénix. pp 405-422

Posté par Cornebleue à 23:38 - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,

15 novembre 2009

Le ver sacrifié sur la montagne du Calvaire

Droite_violetComment l'autruche délivra son poussin enfermé dans une cloche en verre

Dans son ouvrage intitulé Scholastica historia, Pierre Comestor (le Mangeur), un théologien du XIIe siècle et originaire de Troyes, reprend des histoires de la Bible, agrémentées de traditions anciennes.

Il raconte notamment comment le roi Salomon enferma un jour dans une cloche en verre un poussin d'autruche qu'il avait trouvé. L'autruche vint, le vit mais elle ne pouvait le délivrer. Elle partit donc dans le désert et en ramena un ver qu'elle tua sur le verre de la cloche...
La suite en image ci dessous !

05_524815

(C) RMN / René-Gabriel Ojéda


Notez que le ver ici est un petit animal avec des pattes. Dans les bestiaires médiévaux généralement, tous les petits animaux faisaient partie des vers, ils étaient tous réunis dans le même "chapitre".

Le ver, par la mort duquel l'autruche obtient la libération de son poussin, a été considéré comme l'image du Christ, qui par son sacrifice libère le genre humain captif du péché.

Lunettes_2Source : Le bestiaire du Christ. Louis Charbonneau-Lassay. Première édition 1941. Chapitre 115 : Le ver. II le ver libérateur, emblème du Christ. p 839

Autres illustrations : manuscrit de Lyon, manuscrit de Marseille

Posté par Cornebleue à 19:56 - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,