Droite_violetLes dénominations de la licorne ont évolué au fil du temps entrainant des confusions quant à l'animal concerné. Du monocéros grec, à unicorne sa traduction latine, en passant par le rhinocéros, les naturalistes antiques et auteurs des bestiaires médiévaux ont eu tendance à désigner la licorne sous ces différentes dénominations au détriment du véritable rhinodéros dont la popularité était bien moins importante.

En effet, dans l'emblématique chrétienne le rhinocéros a hérité de toutes les caractéristiques opposées à celles attribuées à la licorne.

C'est lui que semble décrire sous le nom de Béhémoth, le monstre malfaisant, frère du Léviathan, qui vit d'herbes comme le bœuf, qui porte devant lui son glaive et vit caché " dans les lotus des marécages et sous les saules des torrents.
A l'encontre de la licorne qui recherchait les parfums et les choses pures disait-on, le rhinocéros se vautre dans la tourbe fétide et la vase pourrie des marais : il signifie souillure là où elle signifie pureté. Sa corne fut interprété comme l'un des démons de l'Orgueil.

(Source : Charbonneau-Lassay. Le Bestiaire du Christ. Le rhinocéros antithèse de la Licorne. Page 347)

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Lunettes_2Du rhinocéros à la licorne : question de dénomination. Bernard Ribémont. Professeur CEM Orléans - TAM Paris VIII. 17 pages. Voir l'article (format PDF).